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by Johann Christopher Schmid

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Title: Contes pour les petits garons

Author: Johann Christopher Schmid

Release Date: November 17, 2004 [EBook #14069]

Language: French

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CONTES POUR LES PETITS GARONS

5e SRIE PETIT IN-19.




[Illustration]




CONTES POUR LES PETITS GARONS

PAR SCHMIDT.

1885



LIMOGES EUGNE ARDANT ET Cie, DITEURS









CONTES POUR LES PETITS GARONS.




DIEU.


M. Leblond tait un ngociant que son commerce avait oblig  faire un
long voyage en Amrique. Sa femme tait reste en France avec deux
petits garons, l'un qui n'avait que quelques mois, et l'autre g d'un
an de plus. L'absence du pre dura plus de cinq ans.

Un matin que madame Leblond venait de faire faire  ses enfants leurs
prires, elle entendit l'an qui disait au plus jeune:--a m'ennuie de
prier le bon Dieu et de le remercier; le vois-je? me donne-t-il quelque
chose? La mre fut profondment afflige de ce propos impie; elle allait
appeler l'enfant pour le rprimander et lui faire une instruction,
lorsqu'on apporta une caisse que son mari lui envoyait. Les enfants
accoururent et ils virent qu'il y avait dans la caisse de belles toffes
pour leur faire des habits ainsi qu' leur mre, des confitures
d'ananas, d'autres sucreries d'Amrique, enfin de l'argent pour acheter
tout ce qui tait ncessaire aux besoins de la famille. Il y avait aussi
une lettre dont la mre lut  ces fils ce passage: Dis  mes chers
enfants qu'ils soient toujours bons et sages, nous serons bientt
runis. Quand ils pourront tre auprs de moi, je leur ferai des
prsents bien plus beaux que ceux contenus dans la caisse. Adolphe, dit
la mre  son fils an, crois-tu que ton pre existe? tu ne l'a jamais
vu.--Oh! maman, j'en suis bien sr: d'abord vous m'en parlez toujours,
et puis voil des cadeaux qu'il nous envoie, sans compter les belles
promesses qu'il nous fait dans sa lettre.--Bien, mon fils; mais comment
doutes-tu de l'existence de Dieu? je t'en parle tous les jours, la
lumire du soleil, les fruits, les fleurs, tout ce qu'il y a de bon et
de beau sur la terre, sont des prsents qu'il fait  chaque instant 
toi et  tous les hommes. Le saint Evangile est un crit qu'il a dict
lui-mme, et par lequel il nous promet  tous un bonheur ternel si nous
lui tmoignons notre reconnaissance par une bonne conduite: tu vois
bien que tu as les mmes motifs de croire  l'existence du bon Dieu que
de croire  l'existence de ton pre.




LA PLUIE.


Un marchand, parti de bon matin, se rendait  la ville voisine. Il tait
 cheval et avait une valise remplie d'or et d'argent, car il voulait
faire de grands achats. Il tombait une pluie violente, et l'eau
ruisselait sur les vtements du pauvre homme.--En vrit, disait-il,
Dieu, qui fait tomber la pluie quand il veut, aurait bien pu attendre
jusqu' ce soir!

La pluie cessa et le marchand arriva sur le bord d'un grand bois qu'il
lui fallut traverser. Quand il fut au milieu, il vit paratre deux
voleurs qui lui crirent d'arrter, et comme le marchand se sauvait de
toute la vitesse de son cheval, chacun d'eux voulut lui tirer un coup de
fusil, mais la longue pluie avait mouill la poudre des voleurs, et
leurs fusils ne partirent pas.

Quand le marchand fut sorti du bois, il leva les mains au ciel et
dit:--O Jsus, mon Dieu, j'ai murmur contre vous et contre la pluie
qu'il vous plaisait d'envoyer, parce qu'elle m'incommodait dans mon
voyage. Cependant, cette pluie tait un bienfait. Si le temps et t
sec et beau, la poudre des voleurs se fut enflamme, ils m'eussent tu
et vol. Pardonnez-moi mon offense,  mon Dieu!  l'avenir je me
soumettrai respectueusement  votre sage volont.




LA SOURCE.


Le petit Guillaume tait plein de fougue et d'imptuosit; quelque chose
qu'il fit, il s'y livrait avec trop d'ardeur. Parfois il travaillait
avec tant d'acharnement qu'il se rendait malade. Dans ses jeux il
mettait tant de vivacit et d'abandon que souvent il se faisait des
blessures dangereuses. Un jour que, dans l't il courait aprs des
papillons, il se livra avec emportement  ce plaisir, et se mit tout en
nage et hors d'haleine. Mourant de soif, il rencontra une belle source
dont l'eau claire comme le cristal, et froide comme la glace, coulait 
l'ombre d'un bocage. Guillaume se prcipita vers cette eau et en but 
longs traits:  peine eut-il commis cette imprudence qu'il se sentit
malade et ne put qu' grand'peine retourner chez son pre; on le mit au
lit, il fut pris d'une fivre dangereuse, et sa vie fut en danger.

--Ah! mon pre, disait-il un jour, qui et pens que cette belle source
contnt un poison si dangereux? que les apparences sont trompeuses.--Tu
accuses  tort la source, rpondit le pre; c'est elle qui fournit le
ruisseau dont nous buvons l'eau chaque jour, jamais elle ne nous a nui;
mais toi, tu l'as rendue malfaisante en la prenant la plus frache
possible, au moment o ton corps tait tout bouillant de chaleur; c'est
ton imprudence qui a fait un poison de cette eau salutaire: n'oublie pas
que l'excs corrompt les meilleures choses.




LES POMMES.


Tous les vices se tiennent par la main, la gourmandise mne le vol.
Philibert tait un petit gourmand: de la fentre de sa chambre, il
voyait de belles pommes dans un jardin prs de l, Il succomba  la
tentation que l'aspect de ce fruit lui faisait prouver, et de grand
matin il chercha  pntrer dans le jardin o se trouvait l'objet de sa
convoitise. Il dcouvrit  la haie qui en formait la clture un petit
trou qu'il parvint  agrandir, et y passa avec grande peine en
s'gratignant les mains et en salissant ses vtements. Il arriva enfin
auprs du pommier et se hta de remplir de plus beaux fruits les poches
de son habit. Au moment o il allait partir, il vit arriver le matre du
jardin, qui se mit  sa poursuite. Comme Philibert courait bien, il
parvint  temps au trou de la haie, engagea promptement sa tte et ses
paules; mais, comme l'espace tait juste, les poches gonfles de pommes
ne purent passer, et le retinrent comme dans un pige.

Le matre du jardin arriva, et aprs avoir ri de grand coeur de
l'aventure singulire, il reprit ses pommes, fustigea le voleur et lui
dit:--C'est la chose mme que tu as vole qui est cause que tu es puni
pour ton vol.




L'ENVIEUX.


Un jardinier, qui tait fort habile cultivateur, cultivait dans son
terrain les plus beaux lgumes et les plus beaux fruits. Il se levait
de grand matin, se couchait tard, et travaillait tout le jour.

Il y avait dans le voisinage un autre jardinier, qui n'tait pas moins
habile, mais qui tait envieux de tout ce qui arrivait d'heureux  son
prochain. Chaque fois qu'il voyait que les arbres ou les autres plantes
du premier donnaient de belles esprances, il en tait tout soucieux:
c'tait bien pire quand ces esprances se ralisaient: il tait dsol.
Une anne il avait remarqu que la treille de son voisin annonait une
superbe rcolte, tandis que la sienne ne promettait rien de bon, sans
doute parce qu'elle tait moins bien expose. Ne pouvant rsister au
dsir de satisfaire son envie, il se leva la nuit et coupa toutes les
plus belles branches des ceps de vigne de son confrre; il s'en alla
sans qu'on l'et vu, et le lendemain apprit avec joie que celui-ci tait
plong dans la douleur.

Or, dans ce temps-l on ne connaissait pas l'art de tailler la vigne;
l'on ne savait pas que pour obtenir des raisins beaux et bons il faut
retrancher  chaque pied la plus grande partie des branches nouvelles.
L'on fut donc bien tonn de voir que la treille, loin de souffrir,
produisit des raisins en trs-grande abondance et dlicieux.

L'envieux prouva une telle douleur qu'il en tomba malade. Mais son
voisin, qui rflchit sur cet vnement, comprit qu'il avait eu lieu
parce qu'en retranchant une partie des branches, toute la sve de chaque
pied de vigne avait profit au fruit.

De cette observation, il dduisit l'art de tailler la vigne, qui devint
pour lui une source de fortune. L'envieux en mourut de dpit.




LES CAILLOUX.


Floret servait comme garon chez un marchand d'eau-de-vie; il s'tait
habitu  en boire de plus en plus, si bien qu' la fin il en consommait
chaque jour une demi-bouteille, que son matre lui donnait comme gages.
Cette boisson funeste dtruisait sa sant; il fut oblig d'appeler le
mdecin, qui lui dit qu'il prirait bientt s'il ne cessait de boire de
l'eau-de-vie.--L'habitude est trop bien prise, rpondit Floret, il faut
chaque jour que je vide cette bouteille, je ne puis m'en empcher.

Le lendemain, le mdecin vint et lui dit: J'ai song  un autre moyen;
prenez cette bote de cailloux, et tous les matins vous en jetterez
trois dans votre bouteille. Si vous avez soin d'y laisser et les
nouveaux et les anciens, la liqueur cessera de vous tre nuisible; mais
surtout ne changez pas de bouteille!

Le malade excuta l'ordonnance, et comme chaque jour sa bouteille
contenait moins d'eau-de-vie, il se dshabitua peu  peu de cette
funeste boisson, et ne s'aperut de la ruse du mdecin que lorsque la
bouteille fut toute pleine de cailloux.




LA PIERRE.


Philippe tait un homme riche, dur et grossier; il maltraitait tous ceux
qu'il employait  son service. Il se prit de querelle avec un pauvre
journalier auquel il demandait une chose impossible. Celui-ci fut
oblig d'abandonner le travail qu'il avait commenc. Philippe, furieux,
prit une pierre et la jeta  ce malheureux, qu'il atteignit. Le
journalier alla ramasser la pierre et la mit dans sa poche, pensant
qu'un jour ou l'autre il trouverait l'occasion de rendre  Philippe coup
pour coup.

En effet, ce mauvais riche fut, dans sa vieillesse, rduit  la
mendicit, et il vint demander l'aumne  la porte de la cabane du
journalier. Celui-ci accourut avec sa pierre, en se disant que le
moment de la vengeance tait arriv. Mais  la vue des haillons du
ci-devant riche et de son air misrable, il s'arrta et dit:--Je vois
bien que l'homme ne doit jamais se venger, car si notre ennemi est fort
et puissant, l'on court du danger en le faisant; la vengeance ne sera
donc l'oeuvre que d'un fou. Si au contraire notre ennemi est faible et
dangereux, il serait infme d'en abuser pour le maltraiter sans
crainte; la vengeance alors serait l'acte d'un lche.




LE PAIN.


La ville de Blois tait dsole par une grande disette. Un homme riche,
voulant soulager ceux qui avaient le plus besoin de secours, runit chez
lui vingt enfants des plus pauvres familles. Il fit apporter une grande
corbeille et leur dit:--Il y a l-dedans vingt pains, vous en aurez
chacun un, partagez-vous-les ds  prsent. Chaque jour vous en
trouverez autant ici  la mme heure.

A ces mots, les enfants se prcipitrent vers la corbeille et se
disputrent  qui aurait le pain le plus gros et le mieux cuit. Quand
chacun eut le sien, ils se retirrent sans remercier leur bienfaiteur;
il ne resta dans la salle que la petite Fanny, qui s'tait tenue 
l'cart; elle s'approcha alors de la corbeille, prit le pain qui avait
t ddaign par tous les autres, puis elle alla baiser la main de
l'homme gnreux qui le lui donnait, se retira tranquillement, et porta
ce pain  sa mre qui tait malade, pour le partager avec elle.

Le lendemain, les choses se passrent de mme, mais le pain qui resta 
Fanny tait de moiti plus petit que les autres. Elle le prit sans
murmurer, remercia le bienfaiteur comme la veille, et remit le pain 
sa mre. Lorsque celle-ci l'entama, elle en vit sortir une grande
quantit de pices d'argent.--Va les rapporter, dit-elle  Fanny, c'est
sans doute par accident que cet argent se trouve dans le pain.

Fanny s'empressa d'obir  sa mre, mais le bienfaiteur refusa de
reprendre la somme. Gardez-l, mon enfant, lui dit-il, c'est exprs que
je l'ai fait mettre dans le plus petit pain, afin que votre modration
et votre gratitude eussent leur rcompense.




LE CLOU.


Paul sella son cheval pour aller porter au propritaire de la ferme
qu'il occupait le prix de son loyer. Au moment de monter  cheval, il
vit qu'il manquait un clou  l'un des fers.--Ce n'est pas la peine de le
remettre, se dit-il, faute d'un clou mon cheval ne restera pas en route.

A une lieue de chez lui, Paul vit que le cheval avait perdu le fer o
il manquait un clou: Je pourrais bien, dit-il, faire remettre un fer 
la forge voisine, mais je perdrais trop de temps; mon cheval arrivera
bien  la ville avec trois fers.

Plus tard, le cheval prit une pine et se blessa:--Je pourrais, se
dit-il encore, faire soigner ma monture; mais il n'y a plus qu'un quart
de lieue d'ici  la ville;--elle terminera bien la route comme a.

Quelques minutes aprs, le cheval en boitant fit un faux pas, tomba, et
Paul se dmit l'paule; on le transporta dans un village prs de l, o
pendant dix jours il fallut soigner l'homme et le cheval. Il tait bien
dsol de perdre ainsi son temps et son argent. Il se disait  part
lui:--Il n'y a pas de petites ngligences; si j'avais mis un clou, mon
cheval n'aurait pas perdu son fer; il ne serait pas bless; si je
l'eusse fait panser  temps, je ne me serais pas dmis l'paule. Cette
leon me profitera pour l'avenir.




L'CU.


Thomas tait un villageois plein de piti; il avait  son service un
charretier qui avait la coupable habitude de jurer, de s'emporter et de
dire les plus grossires injures aux hommes et aux animaux; son matre
lui faisait de frquentes rprimandes et lui reprsentait que c'tait
offenser Dieu que d'agir ainsi.--Vraiment, rpondit-il, je voudrais bien
me corriger; mais l'habitude est plus forte que moi, il m'est impossible
de la vaincre.

Un matin, Thomas dit  son charretier:--Tiens, voil un cu tout neuf;
je te le donnerai ce soir, si d'ici-l tu ne prononces pas un jurement
et si tu ne te livres  aucun emportement. Le charretier accepta le
march avec grand plaisir.

En vain les autres domestiques s'efforcrent de lui faire perdre l'cu,
et s'entendirent entre eux pour le mettre hors de lui; le charretier sut
se dfendre de leurs attaques sans colre, sans injures et sans
jurements.

Quand le soir fut venu. Thomas lui donna l'cu en disant:--Rougis
d'avoir pu faire pour une misrable pice d'argent ce que ni ton
affection pour ton matre ni la crainte de Dieu n'avaient pu obtenir de
toi. Le charretier sentit que le reproche tait juste; il fit de
vritables efforts pour se corriger, et y parvint.




L'AVEUGLE.


Andr tait aveugle de naissance; un jour qu'il revenait de l'glise, il
marchait fort lentement et se guidait  l'aide du bton qu'il tenait 
la main. Lucas, son cousin, lui dit:--Je parie dix cus que je courrai
plus vite que toi.

Les personnes qui se trouvaient l s'indignrent de cette mauvaise
plaisanterie, elles furent fort tonnes d'entendre l'aveugle
rpondre:--J'accepte le pari, mais  condition que tu me laisseras
choisir le moment de la course. Lucas fut enchant, et il voulait qu'on
dpost l'argent dans les mains d'un des assistants. Sa joie fut moins
vive quand Andr lui dit:--Nous partirons ce soir au coup de minuit et
nous verrons qui arrivera le premier  la ville voisine.

Les deux concurrents se mirent en route  l'heure dite; la nuit tait
trs-obscure et le chemin traversait un bois pais. Andr, pour lequel
la clart du jour et l'obscurit taient la mme chose, arriva deux
heures aprs  la ville, car il tait habitu  parcourir ce chemin sans
le secours de ses yeux; quant  Lucas, il s'gara dans la fort; aprs
tre tomb vingt fois, il retourna sans s'en apercevoir sur ses pas, de
sorte que l'aveugle  son retour le rencontra tout prs du village.

Tout le monde rit aux dpens de Lucas, qui perdit ses dix cus. Andr
refusa de profiter de l'argent d'un pari et le distribua aux pauvres.




LES TROIS BRIGANDS


Dans un bois, trois brigands se tenaient en embuscade. Il vint  passer
un marchand, qui portait avec lui des sommes considrables et des
objets de grands prix; les brigands le turent et s'emparrent de tout
ce qu'il possdait. Ils rsolurent de faire bonne chre. Le plus jeune
se chargea d'aller  la ville voisine pour acheter du vin, des viandes
cuites, enfin tout ce qui tait ncessaire pour bien se rgaler.

A peine fut-il parti que les deux autres se dirent:--Si nous tions
seuls  partager ces trsors, ils nous suffiraient pour vivre.
Dbarrassons-nous de cet autre quand il reviendra avec ses provisions.
Ds que nous l'aurons tu, nous partagerons en frres, et nous irons
vivre loin de ce pays.

Le troisime brigand se disait de son ct:--Si je pouvais me dfaire de
mes deux compagnons, tout l'argent serait pour moi! Je vais empoisonner
leur vin, ils en boiront, ils priront tous deux, et je possderai seul
les trsors du marchand.

En effet, il acheta des vivres, mla dans le vin un poison violent et
retourna dans le bois.

A peine fut-il arriv prs de ses compagnons, que ceux-ci se jetrent
sur lui et le turent  coup de poignard. Ils se mirent ensuite 
manger, burent du vin auquel tait ml le poison, et expirrent dans
des douleurs atroces. Juste punition de la providence! preuve nouvelle
que les mchants ne peuvent se fier les uns aux autres.




LA MSANGE


Regarde, disait Xavier  sa soeur, voici une jolie msange qui se perche
sur un arbre; je vais y placer mon trbuchet, et je suis sr que tout 
l'heure j'aurai l'oiseau en ma possession. Il grimpa sur l'arbre, tendit
son pige et se cacha avec sa soeur dans un pais taillis. La pauvre
msange fut en effet bientt prise. Xavier escalada l'arbre de nouveau,
mais en descendant il tomba et se blessa  la main; dans sa chute le
trbuchet s'ouvrit et la msange s'chappa.

--Bon Dieu! Xavier, lui dit sa soeur,  quel danger tu t'exposes; ne
monte plus sur les arbres, car en montant tu pourrais te tuer.--Oh! ma
chute est un accident, rpondit-il en riant, qui ne m'empcherait pas de
recommencer tout de suite, mais ce serait peine perdue: la msange
connat maintenant le pige; elle n'en approchera plus.--Si ce que tu
dis est vrai, mon frre, cet animal sans raison est plus sage que toi,
car il fuit le pige qui l'a pris, et toi,  peine chapp  un danger
mortel, tu le braverais de nouveau pour satisfaire une fantaisie.




LES MARRONS.


Alfred tait cit pour sa gourmandise; ds qu'il avait quelque argent,
il l'employait  acheter des gteaux et des sucreries. Il aspirait tout
le long du jour au moment de se mettre  table, et aprs avoir bien bu
et bien mang, il s'efforait encore d'attraper quelque chose dans
l'office ou dans le buffet.

Un marchand vint proposer  son pre de lui vendre des marrons de Lyon;
comme on n'en cultivait pas dans le pays, Alfred ne savait ce que
c'tait; il demanda au marchand si ces fruits bruns taient bons 
manger; celui-ci rpondit qu'ils taient excellents, surtout quand on
les mettait cuire sous la cendre chaude. Le pre d'Alfred ne tomba pas
d'accord avec le marchand et ne lui acheta pas de marrons, mais Alfred
eut l'adresse de lui en drober plusieurs poignes qu'il cacha dans ses
poches.

Aussitt il descend  la cuisine; tandis que la cuisinire est occupe
dehors, il met ses marrons sur le foyer, les couvre de cendre rouge, de
charbons brlants, et attend avec impatience le moment de goter de ces
fruits dont on lui avait vant la saveur: il coutait avec plaisir le
bruit que les marrons commenaient  faire, lorsque tout--coup l'un
d'eux fait explosion et lance au visage du petit gourmand, qui se tenait
tout prs, les cendres avec les charbons.

Alfred, tourdi, aveugl, se mit  courir dans la cuisine en poussant
des cris, en se cognant contre les meubles et contre les murs. Le pre
accourt, et quand il s'est assur que son fils n'est pas bless, il lui
inflige la punition que mritaient et sa gourmandise et son vol.




LE PAIN ET L'EAU.


Dsir, qui avait pour pre un riche propritaire, djeunait un matin
dans une chambre basse donnant sur la rue. La maison de son pre ne se
ressentait sans doute pas de la disette qui rgnait alors et de la
chert des vivres, car la table tait charge de mets de toute espce.

Le pauvre Guillot, gardeur de moutons dans la montagne, n'avait, lui, 
manger que le quart du ncessaire; tant venu ce jour-l  la ville, il
vit Dsir  table, s'approcha de la fentre et lui demanda un petit
morceau de pain:--Va-t'en, rpondit celui-ci, je n'ai pas de pain pour
toi.

Quelques mois s'coulrent, et par une chaude journe d'automne, Dsir
tait all  la chasse dans la montagne; il s'gara en poursuivant une
pice de gibier et arriva, aprs une longue marche, dans un canton
tout--fait inhabit, o les passages taient d'un accs fort difficile.
Il erra longtemps sous le brlant soleil du midi, monta, descendit vingt
fois, et se fatigua beaucoup; en outre, il tait affam, mourant de
soif. Il trouva bien dans sa carnassire un morceau de pain pour
satisfaire son apptit; mais quand il eut mang, sa soif devint plus
ardente encore; il n'avait rien pour l'apaiser. Dans ce moment il aurait
pay un verre d'eau au poids de l'or.

Enfin il aperut, sur une montagne voisine de l'endroit o il tait, un
homme qui gardait des moutons. Il courut vers lui pour lui demander 
boire. O bonheur! en approchant, il vit que le berger avait une grande
cruche pleine d'eau; cette boisson lui semblait cent fois plus dsirable
que les meilleurs vins, et il esprait bien qu'il allait s'en rgaler.
Mais, hlas! quand il fut tout prs il reconnut le pauvre Guillot; il se
hasarda cependant  lui demander un verre d'eau.--Allez-vous-en, lui
rpondit celui-ci, je n'ai pas d'eau pour vous.

Vraiment Dsir offrit-il de payer cette eau vingt sous le verre, puis
cent sous, puis vingt francs. Guillot refusa obstinment.

Dsir eut de nouveau recours aux prires, et le berger lui
rpondit:--Je n'ai l'intention ni de vous refuser mon eau, ni de vous la
vendre; mais j'ai voulu vous faire voir combien il est dur d'tre
repouss quand on souffre de la faim ou de la soif. Buvez donc tant que
vous voudrez, et n'oubliez plus que les besoins des pauvres sont aussi
imprieux que les vtres.

Cette leon fit apercevoir  Dsir toute la duret de sa conduite
pass; il rcompensa magnifiquement Guillot, et depuis se montra
charitable envers tous les ncessiteux.




L'HARMONIE


Un jeune homme lev dans une retraite absolue n'avait jamais entendu de
musique. Une maladie dont il fut atteint le rendit compltement sourd;
on l'emmena dans une grande ville pour le soigner et faire en sorte de
lui rendre l'oue.

Pendant qu'on le traitait, son pre le mena dans une maison o il y
avait un concert. Le sourd rit beaucoup de tous les mouvements, de
toutes les grimaces des excutants. Il demanda ce que faisaient ces
gens-l. On lui dit que c'tait de la musique; alors il rptait  tout
le monde que la musique tait la chose la plus folle et la plus ridicule
du monde; qu'il ne concevait pas quel but l'on voulait atteindre en
frottant l'un contre l'autre certains instruments, et en soufflant dans
d'autres;--puisque cela ne produisait rien, disait-il, trs-certainement
tous ces musiciens sont des fous.

Le jeune homme gurit et recouvra la facult d'entendre. On le mena de
nouveau au concert. Quels furent sa surprise et ses transports! Il
comprenait alors la raison de tout ce qui lui avait sembl si absurde;
chaque mouvement des doigts, chaque souffle de la bouche, produisait
son effet, et tous ces effets runis formaient un ensemble
ravissant.--Oh! que j'tais fou moi-mme, disait-il, je voulais juger de
la musique et je n'entendais pas!

Un vieillard qui se trouvait l dit  son fils:--Mon enfant, n'oublie
pas les paroles de ce jeune homme, et si jamais tu avais la tentation de
juger des voies de la providence divine ou de te plaindre de ce qui
arrive, souviens-toi que nous sommes relativement  l'oeuvre de Dieu
dans la mme situation qu'un sourd qui entend la musique. Songe que
quand aprs notre mort, nos yeux seront ouverts, nous verrons rgner
dans le monde une harmonie plus parfaite que celle du meilleur concert,
et que si nous ne la voyons pas ici-bas, c'est que nous sommes aveugles,
de mme que ce jeune homme tait sourd.

FIN.




TABLE

Dieu.                5
La Pluie.           10
La Source.          13
Les Pommes.         16
L'Envieux.          19
Les Cailloux.       23
La Pierre.          26
Le Pain.            29
Le Clou.            33
L'cu.              36
L'Aveugle.          39
Les trois Brigands. 42
La Msange.         46
Les Marrons.        48
Le Pain et l'Eau.   52
L'Harmonie.         58

FIN DE LA TABLE


Limoges.--Imp. E. ARDANT et Cie.





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by Johann Christopher Schmid

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Gutenberg-tm electronic work and you do not agree to be bound by the
terms of this agreement, you may obtain a refund from the person or
entity to whom you paid the fee as set forth in paragraph 1.E.8.

1.B.  "Project Gutenberg" is a registered trademark.  It may only be
used on or associated in any way with an electronic work by people who
agree to be bound by the terms of this agreement.  There are a few
things that you can do with most Project Gutenberg-tm electronic works
even without complying with the full terms of this agreement.  See
paragraph 1.C below.  There are a lot of things you can do with Project
Gutenberg-tm electronic works if you follow the terms of this agreement
and help preserve free future access to Project Gutenberg-tm electronic
works.  See paragraph 1.E below.

1.C.  The Project Gutenberg Literary Archive Foundation ("the Foundation"
or PGLAF), owns a compilation copyright in the collection of Project
Gutenberg-tm electronic works.  Nearly all the individual works in the
collection are in the public domain in the United States.  If an
individual work is in the public domain in the United States and you are
located in the United States, we do not claim a right to prevent you from
copying, distributing, performing, displaying or creating derivative
works based on the work as long as all references to Project Gutenberg
are removed.  Of course, we hope that you will support the Project
Gutenberg-tm mission of promoting free access to electronic works by
freely sharing Project Gutenberg-tm works in compliance with the terms of
this agreement for keeping the Project Gutenberg-tm name associated with
the work.  You can easily comply with the terms of this agreement by
keeping this work in the same format with its attached full Project
Gutenberg-tm License when you share it without charge with others.

1.D.  The copyright laws of the place where you are located also govern
what you can do with this work.  Copyright laws in most countries are in
a constant state of change.  If you are outside the United States, check
the laws of your country in addition to the terms of this agreement
before downloading, copying, displaying, performing, distributing or
creating derivative works based on this work or any other Project
Gutenberg-tm work.  The Foundation makes no representations concerning
the copyright status of any work in any country outside the United
States.

1.E.  Unless you have removed all references to Project Gutenberg:

1.E.1.  The following sentence, with active links to, or other immediate
access to, the full Project Gutenberg-tm License must appear prominently
whenever any copy of a Project Gutenberg-tm work (any work on which the
phrase "Project Gutenberg" appears, or with which the phrase "Project
Gutenberg" is associated) is accessed, displayed, performed, viewed,
copied or distributed:

This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
almost no restrictions whatsoever.  You may copy it, give it away or
re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
with this eBook or online at www.gutenberg.org

1.E.2.  If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is derived
from the public domain (does not contain a notice indicating that it is
posted with permission of the copyright holder), the work can be copied
and distributed to anyone in the United States without paying any fees
or charges.  If you are redistributing or providing access to a work
with the phrase "Project Gutenberg" associated with or appearing on the
work, you must comply either with the requirements of paragraphs 1.E.1
through 1.E.7 or obtain permission for the use of the work and the
Project Gutenberg-tm trademark as set forth in paragraphs 1.E.8 or
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1.E.3.  If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is posted
with the permission of the copyright holder, your use and distribution
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to the Project Gutenberg-tm License for all works posted with the
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1.E.4.  Do not unlink or detach or remove the full Project Gutenberg-tm
License terms from this work, or any files containing a part of this
work or any other work associated with Project Gutenberg-tm.

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electronic work, or any part of this electronic work, without
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1.E.6.  You may convert to and distribute this work in any binary,
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License as specified in paragraph 1.E.1.

1.E.7.  Do not charge a fee for access to, viewing, displaying,
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- You pay a royalty fee of 20% of the gross profits you derive from
     the use of Project Gutenberg-tm works calculated using the method
     you already use to calculate your applicable taxes.  The fee is
     owed to the owner of the Project Gutenberg-tm trademark, but he
     has agreed to donate royalties under this paragraph to the
     Project Gutenberg Literary Archive Foundation.  Royalty payments
     must be paid within 60 days following each date on which you
     prepare (or are legally required to prepare) your periodic tax
     returns.  Royalty payments should be clearly marked as such and
     sent to the Project Gutenberg Literary Archive Foundation at the
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     the Project Gutenberg Literary Archive Foundation."

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     and discontinue all use of and all access to other copies of
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     money paid for a work or a replacement copy, if a defect in the
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     of receipt of the work.

- You comply with all other terms of this agreement for free
     distribution of Project Gutenberg-tm works.

1.E.9.  If you wish to charge a fee or distribute a Project Gutenberg-tm
electronic work or group of works on different terms than are set
forth in this agreement, you must obtain permission in writing from
both the Project Gutenberg Literary Archive Foundation and Michael
Hart, the owner of the Project Gutenberg-tm trademark.  Contact the
Foundation as set forth in Section 3 below.

1.F.

1.F.1.  Project Gutenberg volunteers and employees expend considerable
effort to identify, do copyright research on, transcribe and proofread
public domain works in creating the Project Gutenberg-tm
collection.  Despite these efforts, Project Gutenberg-tm electronic
works, and the medium on which they may be stored, may contain
"Defects," such as, but not limited to, incomplete, inaccurate or
corrupt data, transcription errors, a copyright or other intellectual
property infringement, a defective or damaged disk or other medium, a
computer virus, or computer codes that damage or cannot be read by
your equipment.

1.F.2.  LIMITED WARRANTY, DISCLAIMER OF DAMAGES - Except for the "Right
of Replacement or Refund" described in paragraph 1.F.3, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation, the owner of the Project
Gutenberg-tm trademark, and any other party distributing a Project
Gutenberg-tm electronic work under this agreement, disclaim all
liability to you for damages, costs and expenses, including legal
fees.  YOU AGREE THAT YOU HAVE NO REMEDIES FOR NEGLIGENCE, STRICT
LIABILITY, BREACH OF WARRANTY OR BREACH OF CONTRACT EXCEPT THOSE
PROVIDED IN PARAGRAPH F3.  YOU AGREE THAT THE FOUNDATION, THE
TRADEMARK OWNER, AND ANY DISTRIBUTOR UNDER THIS AGREEMENT WILL NOT BE
LIABLE TO YOU FOR ACTUAL, DIRECT, INDIRECT, CONSEQUENTIAL, PUNITIVE OR
INCIDENTAL DAMAGES EVEN IF YOU GIVE NOTICE OF THE POSSIBILITY OF SUCH
DAMAGE.

1.F.3.  LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a
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written explanation to the person you received the work from.  If you
received the work on a physical medium, you must return the medium with
your written explanation.  The person or entity that provided you with
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providing it to you may choose to give you a second opportunity to
receive the work electronically in lieu of a refund.  If the second copy
is also defective, you may demand a refund in writing without further
opportunities to fix the problem.

1.F.4.  Except for the limited right of replacement or refund set forth
in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER
WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO
WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE.

1.F.5.  Some states do not allow disclaimers of certain implied
warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages.
If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the
law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be
interpreted to make the maximum disclaimer or limitation permitted by
the applicable state law.  The invalidity or unenforceability of any
provision of this agreement shall not void the remaining provisions.

1.F.6.  INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the
trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone
providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in accordance
with this agreement, and any volunteers associated with the production,
promotion and distribution of Project Gutenberg-tm electronic works,
harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees,
that arise directly or indirectly from any of the following which you do
or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause.


Section  2.  Information about the Mission of Project Gutenberg-tm

Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
electronic works in formats readable by the widest variety of computers
including obsolete, old, middle-aged and new computers.  It exists
because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
people in all walks of life.

Volunteers and financial support to provide volunteers with the
assistance they need, is critical to reaching Project Gutenberg-tm's
goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
remain freely available for generations to come.  In 2001, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
and the Foundation web page at https://www.pglaf.org.


Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
Foundation

The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
Revenue Service.  The Foundation's EIN or federal tax identification
number is 64-6221541.  Its 501(c)(3) letter is posted at
https://pglaf.org/fundraising.  Contributions to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
permitted by U.S. federal laws and your state's laws.

The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
throughout numerous locations.  Its business office is located at
809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
business@pglaf.org.  Email contact links and up to date contact
information can be found at the Foundation's web site and official
page at https://pglaf.org

For additional contact information:
     Dr. Gregory B. Newby
     Chief Executive and Director
     gbnewby@pglaf.org


Section 4.  Information about Donations to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation

Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
spread public support and donations to carry out its mission of
increasing the number of public domain and licensed works that can be
freely distributed in machine readable form accessible by the widest
array of equipment including outdated equipment.  Many small donations
($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt
status with the IRS.

The Foundation is committed to complying with the laws regulating
charities and charitable donations in all 50 states of the United
States.  Compliance requirements are not uniform and it takes a
considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up
with these requirements.  We do not solicit donations in locations
where we have not received written confirmation of compliance.  To
SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any
particular state visit https://pglaf.org

While we cannot and do not solicit contributions from states where we
have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
against accepting unsolicited donations from donors in such states who
approach us with offers to donate.

International donations are gratefully accepted, but we cannot make
any statements concerning tax treatment of donations received from
outside the United States.  U.S. laws alone swamp our small staff.

Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation
methods and addresses.  Donations are accepted in a number of other
ways including including checks, online payments and credit card
donations.  To donate, please visit: https://pglaf.org/donate


Section 5.  General Information About Project Gutenberg-tm electronic
works.

Professor Michael S. Hart was the originator of the Project Gutenberg-tm
concept of a library of electronic works that could be freely shared
with anyone.  For thirty years, he produced and distributed Project
Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.


Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed
editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
unless a copyright notice is included.  Thus, we do not necessarily
keep eBooks in compliance with any particular paper edition.


Most people start at our Web site which has the main PG search facility:

     https://www.gutenberg.org

This Web site includes information about Project Gutenberg-tm,
including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to
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